stratus a écrit : 15 juin 2021, 10:53
Le manque d'élégance est il moins de reprendre le fichier client que de chasser ouvertement sur les même terres?
Les 2 mon capitaine, surtout lorsque l'on a cédé son activité
(donc son fichier client) contre monnaie sonnante et trébuchante
J'ai hésité à mettre de nouveau mon grain de sel dans l'affaire, mais puisque j'ai déja commencé et qu'il y a encore besoin, à mon avis, de mettre certaines choses au clair ....
Parce qu'il me faut bien dire que "céder son activité" ne signifie pas que l'on vend le fichier client avec (c'est pour cela que j'ai surligné le "
donc").
Car, ce "fichier "clients"" n'est rien d'autre, en effet, qu'une liste de liste de personnes, et que celles-ci,
prises une par une, ne se vendent pas, parce qu'on ne peut pas acheter des gens ... C'est interdit
(hors commerce, comme on dit dans le code civil).
Au mieux, on cède donc sa "clientèle", sachant qu'il y a derrière le mot, l'idée d'un "rassemblement"" de consommateurs" ayant déja "consommé", en opposition avec "l'achalandage" qui désigne ceux qui "passent" devant la boutique mais n'y sont pas encore entrés...
Mais surtout, il faut penser que la liste de personnes en question, qu'elle soit inscrite sur papier ou sur support numérique, comporte par définition, des noms, adresses et éventuellement d'autres renseignements qui sont par nature des "données à caractère personnel".
Et, cette liste constitue donc forcément un "traitement" de ces données au sens du fameux "RGPD"
(règlement général sur la protection des données), voire de la Loi "Informatique et Libertés", datant, elle aussi de 2018, si ma mémoire est bonne.
Et..."donc" elle ne peut pas avoir été vendue avec "l'activité", à moins que chaque client inscrit ait donné son accord, qu'aucun n'ait demandé à pouvoir effacer ses "données" en tout ou partie, qu'elle ait aussi ait été "déclarée à la CNIL"
*, etc...
Bref, je suis toujours d'avis que si on peut "penser" autrement au fond de soi, il n'est ni vrai, ni prudent d'écrire qu'il ya quelque chose de mal dans le fait de "démarcher" les clients d'un autre : c'est tout à fait permis par notre droit et cet
arrêt de la cour de cassation le dit encore plus clairement que celui que j'ai déja cité...
Tout cela étant dit, bien entendu, simplement parce que j'aime pas ce qui est injuste. Je n'étais pas client d'AMJL et ne le serai probablement pas du nouveau venu.
*Selon un arrêt du 25 juin 2013 de la Cour de cassation, trouvé par hasard.